ASIE

Mon gros voyage commence ici. Je découvre le joyeux bordel que compose Katmandu. Rien n’a de sens, pourtant je ne suis pas perdue.

Je regarde avec émerveillement toutes ces façades de boutiques où l’invitation à faire entrer le client me déconcerte parfois. Je choisis mon petit restaurant où je vais déguster midi et soir des momos, fried noodles, fried rice, dahl bat. Puis les aventures vont s’enchaîner.
Je vais découvrir l’Annapurna en trek pendant 10 jours, observer la faune locale à Bardyia, apprécier (ou pas) les interminables routes népalaises…
Je pars ensuite découvrir l’Inde, pays qui fascine comme il effraie, comme pour beaucoup de voyageurs qui ne connaissent pas encore. On m’a souvent dit que l’Inde, on adorait ou on détestait, mais je ne suis pas vraiment d’accord. Je trouve que c’est les deux. Ce pays peut nous hérisser le poil, nous faire sortir de nos gonds, puis nous faire penser qu’il s’agit du peuple le plus accueillant au monde dans un pays incroyablement beau et d’une culture richissime.
Il ne faut pas oublier non plus que ce pays, qui fait la taille d’un continent, ne se résume pas au quelques petits lieux que l’on aura vu par-ci par-là.

J’ai l’occasion de loger chez l’habitant tout au long de mon séjour, passant d’une famille Rajpoute traditionnelle à une famille beaucoup plus “moderne” ou occidentalisée, issues de sifférentes castes. Après 2 ans de voyages, loger chez l’habitant en Inde fait partie de mes expériences les plus marquantes.

La suite de mon périple va m’emmener en Thaïlande, du sud au nord, d’îles quasi désertes, aux fermes du Nord. Puis au Vietnam où mon apprentissage d’ouverture de coco à la machette sera à revoir.
Je m’habitue à être en Asie, et je pose souvent mon cerveau simplement pour me dire “quelle chance j’ai d’être ici”. Je loge souvent en chambre d’hôtes, dès que je peux. J’aime bien.

Mon arrivée à Tokyo est évidemment un choc. Fini les trottoirs à moitié faits, le bazar citadin. Au Japon, et surtout à Tokyo, j’ai été marquée par la frontière fiction/réalité qui est toujours floue. C’est un pays où je n’avais simplement pas l’impression d’être dans la vraie vie, mais plutôt dans un film, ou dans un monde parallèle. J’ai eu la chance d’y être pendant la période des cerisiers en fleurs, ce qui a rendu mon séjour encore plus féérique.

L’Indonésie clôt mon itinéraire asiatique. Je me rappelle de cette famille hôte à Yojakarta, chez qui j’aurais pu rester bien plus longtemps tant leur demeure était paisible et leur accueil chaleureux.

J’ai encore mille et une choses à voir sur ce continent dont je n’ai vu qu’une petite partie. Ces 6-7 mois ont été d’une richesse infinie et l’inspiration photographique a été révélatrice d’une passion qui était certe déjà ancrée. Après cela, elle ne me quittera plus c’est sûr. Je souhaite photographier le monde entier.